Les aides à la création d’entreprise pour les jeunes de moins de 30 ans

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Lancer une entreprise avant 30 ans peut sembler ambitieux, mais en France, peu importe votre profil, de nombreuses aides sont spécialement conçues pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans leur projet de création. Ces dispositifs englobent un large éventail de soutiens, qui s’étend du financement initial, grâce à des prêts à taux zéro ou des prêts d’honneur, aux exonérations fiscales et sociales pour alléger la charge sur la jeune activité. Des aides comme l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise), l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) ou les variations régionales du dispositif NACRE (Nouvelle Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise) permettent non seulement de bénéficier d’un accompagnement sur mesure, mais aussi d’optimiser le statut de l’entreprise pour une croissance durable.

Et au-delà du financement, l’accompagnement est essentiel : réseaux de formation, mentorat, et conseils en gestion aident les jeunes créateurs à transformer leur idée en une entreprise florissante. Les concours pour jeunes entrepreneurs offrent également une opportunité de gagner non seulement un financement initial, mais aussi une visibilité cruciale.

Mais pour vous permettre d’y voir plus clair, faisons un tour d’horizon de toutes ces solutions.

Les aides financières pour les jeunes entrepreneurs

Le monde de l’entrepreneuriat est un défi constant pour les jeunes créateurs d’entreprises, à commencer par la question du financement initial d’un projet. Heureusement, la France offre un large éventail d’aides financières et de dispositifs d’accompagnement spécialement conçus pour soutenir les entrepreneurs de moins de 30 ans dans leur quête de succès.

Les prêts d’honneur : une bouffée d’oxygène pour bien démarrer

Les prêts d’honneur restent une formidable opportunité pour les jeunes créateurs d’entreprises de moins de 30 ans. En effet, ces prêts à taux zéro ne requièrent pas d’apport personnel, ce qui les rend particulièrement attractifs pour les profils qui démarrent leur carrière professionnelle. Ces emprunts visent à renforcer les fonds propres des porteurs de projet, pour leur permettre de débuter leur activité sur des bases solides.

Avec des montants compris entre 5 000 et 50 000 euros, les prêts d’honneur sont sans aucun doute la réponse la plus adaptée pour consolider votre plan de financement sans avoir à diluer votre capital. De plus, le remboursement est plutôt flexible, puisqu’il peut intervenir après un différé, sur une période de 2 à 5 ans.

Bon à savoir : Des structures comme Réseau Entreprendre, Initiative France, France Active ou BGE jouent un rôle crucial dans l’octroi de ces prêts, en plus d’offrir, dans certains cas, un accompagnement précieux aux jeunes entrepreneurs.

Le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) : un tremplin vers la réussite

Le contrat d’appui au projet d’entreprise, plus communément appelé CAPE, est une autre forme d’aide financière ou matérielle spécifiquement conçue pour accompagner les jeunes dans la création ou la reprise d’une entreprise. D’une durée d’un an renouvelable, il est signé avec une entreprise ou une association qui s’engage à soutenir le jeune entrepreneur dans la vérification de la faisabilité de son projet, son accompagnement stratégique, ou encore l’embauche de son premier salarié.

Attention, le CAPE ne doit pas être considérécomme un contrat de travail.

L’ADIE : un soutien au micro-crédit

L’ADIE, ou l’Association pour le droit à l’initiative économique, se distingue tout particulièrement par son approche basée sur le micro-crédit, en permettant entre autres de financer des projets jusqu’à 12 000 euros. Ce dispositif est d’autant plus intéressant qu’il est accompagné de conseils gratuits prodigués par des spécialistes de la création d’entreprise, une expertise précieuse dans les premières phases d’une activité.

Le plan « 1jeune 1solution »

Pour favoriser l’insertion des jeunes à travers une activité indépendante, l’État a instauré le plan « 1jeune 1solution », qui s’adresse tout particulièrement aux créateurs d’entreprises de moins de 30 ans. Sous la houlette de l’ADIE, de France Active et Initiative France, ce dernier prévoit une aide de 3 000 euros pour soutenir la mise en œuvre du projet et permettre un accès plus aisé aux financements (micro-crédits, crédits bancaires, etc.).

Les aides financières régionales

En fonction de votre localisation, et plus particulièrement de votre région, vous pouvez aussi bénéficier de certaines aides financières locales. Toutefois, il convient de se rappeler que toutes les collectivités ne proposent pas de telles solutions. Renseignez-vous donc auprès de votre mairie, du Conseil départemental ou du Conseil régional dont vous dépendez.

Par exemple, les jeunes créateurs d’entreprises qui s’implantent dans certaines collectivités d’outre-mer peuvent espérer profiter du dispositif PIJ « Projet initiative jeune ». Ce dispositif ne concerne que les entrepreneurs âgés de 18 à 30 ans, inscrits ou non comme demandeurs d’emploi, de nationalité française ou étrangère en situation régulière. Également, le siège social de l’entreprise créée ou reprise doit se situer obligatoirement dans l’une des localités suivantes :

  • en Martinique ;
  • en Guadeloupe ;
  • en Guyane ;
  • à la réunion ;
  • à Mayotte ;
  • à Saint Barthélémy ;
  • à Saint-Martin ;
  • à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le PIJ ouvre droit à une subvention de l’État susceptible d’atteindre 9 378 euros. Celle-ci est versée soit en deux fois soit en plusieurs mensualités, à compter de la date de création effective de l’entreprise.

Bon à savoir : La subvention du PIJ est exonérée de charges fiscales et sociales. De même, elle peut être cumulée avec d’autres aides comme l’ACRE, l’ARCE, le maintien de l’allocation de solidarité spécifique, le CAPE, etc.

Les aides fiscales et sociales pour les entrepreneurs de moins de 30 ans

Les entrepreneurs de moins de 30 ans se lancent souvent dans l’aventure entrepreneuriale avec beaucoup d’enthousiasme, mais ils peuvent rapidement se retrouver confrontés à la dure réalité des charges fiscales et sociales. Fort heureusement, une fois de plus, la France offre plusieurs dispositifs fiscaux et sociaux avantageux, spécifiquement conçus pour alléger ces charges et encourager la création d’entreprises chez les jeunes.

L’ACRE : un soutien incontournable des jeunes entrepreneurs

L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprises (ACRE) est un dispositif phare pour les jeunes de 18 à 25 ans. Il permet une exonération totale ou partielle des charges sociales pendant les 12 premiers mois qui suivent la création ou la reprise d’une entreprise.

Ce soutien financier est d’autant plus apprécié qu’il est accessible via un processus simplifié : automatique pour toutes les entreprises, sauf l’auto-entreprise (ou la micro-entreprise) qui doit en faire une demande spécifique.

En plus de réduire significativement les taux de cotisations sociales, l’ACRE ouvre droit à une exonération totale pour les entreprises dont le revenu est inférieur à 34 776 euros, sous réserve de remplir d’autres conditions.

L’ARCE : un levier pour renforcer ses fonds propres

Pour les jeunes entrepreneurs qui bénéficient déjà de l’ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) est une opportunité en or. Elle permet effectivement de convertir 60 % des allocations chômage restantes en capital de démarrage pour l’entreprise. Cette aide, gérée par France Travail (anciennement Pôle emploi), est versée en deux temps et contribue significativement à consolider les fonds propres de l’activité naissante.

Le NACRE : un accompagnement personnalisé et local

Bien que le dispositif national NACRE ait été réformé en 2017, les régions ont depuis repris le flambeau en proposant leurs propres programmes d’accompagnement à la création d’entreprise. Ces dispositifs locaux, héritiers du NACRE, offrent un soutien sur mesure qui va de l’aide au montage du projet jusqu’au suivi du développement de l’entreprise.

Chaque région ayant ses propres critères d’éligibilité et modalités, il est essentiel de se renseigner auprès du Conseil régional pour bénéficier de cet accompagnement précieux. Par exemple, la région Hauts de France accompagne les jeunes dans le montage de leur création d’entreprise avec les projets CLAP (Comité Local d’Aide aux Projets des jeunes). De son côté, avec le Pass Création, la région Centre-Val de Loire s’intéresse tout particulièrement aux personnes sans emploi ou qui rencontrent des difficultés d’insertion durable. Enfin, la région Nouvelle-Aquitaine est connue pour son dispositif « Entreprendre, la Région à vos côtés », essentiellement conçu pour la création ou la reprise de TPE.

L’exonération en zone ZFU et ZRR

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure propre aux jeunes entrepreneurs, ces derniers en tirent de grands bénéfices, puisqu’elle leur permet d’être exonérés d’impôt sur les bénéfices pendant les 5 années qui suivent la création de leur entreprise. À ce titre, plusieurs conditions sont requises, avec en tête de liste l’obligation d’implanter son activité dans l’une des zones franches urbaines – territoires entrepreneurs (ZFU-TE) reconnues par l’administration.

À noter également que sur le même principe, des exonérations de charges sociales s’appliquent pour toutes les entreprises implantées en zone de revitalisation rurale (ZRR).

Les aides à la reprise d’un commerce en zone rurale

Pour redynamiser le territoire français, et dans la lignée de l’exonération en zone franche urbaine, l’État accorde des aides dans le cas d’une reprise d’un commerce en zone rurale, en particulier des exonérations et abattements d’impôts. Si votre projet est concerné, prenez le temps de vous renseigner, car vous pourriez bien être significativement avantagé.

Les aides au lancement de projet pour les jeunes entrepreneurs

Cela va de soi, les aides au lancement de projet pour les jeunes entrepreneurs sont cruciales pour transformer les idées novatrices en entreprises prospères. Et vous allez voir qu’à ce sujet, le choix ne manque pas.

« Je deviens entrepreneur » : la porte d’entrée de l’entrepreneuriat

Initié par l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique (ADIE), ce programme est une opportunité en or pour les jeunes entrepreneurs de moins de 30 ans. En proposant une formation gratuite de 2 semaines, il permet aux participants de passer de l’idée à la concrétisation de leur projet d’entreprise. Les modules de formation couvrent des aspects essentiels comme la réalisation d’une étude de marché, le développement d’un réseau relationnel et professionnel, le choix du statut juridique, ou encore la projection financière et la recherche des premiers clients.

L’accès à cette formation se fait sans prérequis d’expérience ou de diplôme, en sachant qu’une aide financière de 3 000 euros peut aussi être englobée dans le processus. Que demander de plus ?

« Entrepreneur#Leader » : un tremplin pour les entrepreneurs franciliens

À travers le programme Entrepreneur#Leader, la région Île-de-France cible spécifiquement les jeunes entrepreneurs franciliens de moins de 26 ans, en leur offrant un accompagnement sur mesure. Moyennant une somme plus que raisonnable comprise entre 75 euros et 90 euros, ce dispositif permet de structurer un projet d’entreprise à travers l’élaboration du business plan, la validation des éléments financiers, le choix d’un statut juridique approprié, et même l’accès à un mentorat pour affiner leur pitch.

Un accent est également mis sur l’aide à la recherche de financements adaptés, l’accès à des outils de gestion d’entreprise et le développement d’un réseau professionnel solide, autant de points clés pour la réussite d’une jeune entreprise.

« 1jeune 1mentor » : le mentorat au cœur de l’accompagnement

Le programme « 1jeune 1mentor », porté par le Moovjee et labellisé par le gouvernement, souligne l’importance du mentorat dans le parcours entrepreneurial des jeunes de 18 à 30 ans. En offrant un accompagnement personnalisé de 6 mois minimum par des entrepreneurs expérimentés, ce dispositif vise à accélérer l’insertion professionnelle et l’autonomie financière des jeunes porteurs de projet qui ne peuvent pas encore se rémunérer un salaire équivalent au SMIC. Cette initiative renforce le réseau d’accompagnement disponible pour les jeunes créateurs d’entreprise, leur permettant ainsi de bénéficier d’un soutien précieux durant les premières étapes de leur parcours.

Le statut d’étudiant entrepreneur : conjuguer études et entrepreneuriat

Pour les étudiants ou jeunes diplômés porteurs d’un projet entrepreneurial, le statut d’étudiant entrepreneur ouvert au sein des Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (Pépite) offre des avantages notables. Ce statut facilite en effet l’accès à des espaces de coworking, augmente la visibilité auprès des acteurs économiques, permet des aménagements dans le parcours académique et assure un accompagnement personnalisé par des tuteurs spécialisés.

Ce cadre est particulièrement adapté pour les jeunes qui souhaitent allier formation académique et lancement de leur activité entrepreneuriale, puisqu’il favorise une belle synergie entre théorie et pratique.

Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur la plateforme du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour déposer votre demande de statut.

Les réseaux d’accompagnement pour les entrepreneurs de moins de 30 ans

À ce stade de votre lecture, vous aurez compris que l’écosystème entrepreneurial français offre un large éventail d’aides et de dispositifs pour encourager et accompagner les jeunes entrepreneurs dans la création et le développement de leur entreprise. Et au-delà des financements et des conseils en gestion, un aspect crucial du succès réside dans le développement d’un réseau professionnel solide. Pour les jeunes de moins de 30 ans ambitieux et désireux de lancer leur projet, plusieurs organisations sont spécifiquement conçues pour faciliter ces rencontres essentielles.

Pour commencer, la BGE, actrice incontournable dans l’accompagnement des très petites entreprises, joue un rôle clé dans le soutien à la création et au développement. Elle propose un système de mentorat adapté à chaque stade d’avancement du projet, qui permet aux jeunes créateurs d’entreprises de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et de conseils précieux pour élargir leur réseau professionnel.

Initiative France se distingue aussi par son approche locale et personnalisée, en offrant aux jeunes entrepreneurs un prêt d’honneur sans intérêt ni garantie personnelle jusqu’à 10 000 euros. Ce réseau d’entrepreneurs favorise également le développement d’un accompagnement sur mesure, essentiel pour affiner sa stratégie et se connecter avec des partenaires et clients potentiels.

Spécialement destiné aux entrepreneurs âgés de 18 à 30 ans, le réseau Moovjee mise sur le mentorat et la reconnaissance du travail des jeunes entrepreneurs à travers des prix annuels qui peuvent atteindre 10 000 euros. Cette initiative encourage non seulement la création et le développement de projets, mais aussi le partage d’expériences et la mise en réseau avec des entrepreneurs établis.

De même, les clubs d’entrepreneurs organisés par les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ou les Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), tels que PLATO ou ALIZE, offrent un cadre idéal pour les jeunes entrepreneurs désireux de partager leurs expériences, d’acquérir de nouvelles compétences et de tisser des liens avec d’autres professionnels.

Enfin, la communauté Pepitzy, associée au prix Pépite, offre un espace d’échange et de partage entre jeunes entrepreneurs, qui facilite la création de synergies et l’expansion des réseaux professionnels.

Les concours pour les jeunes entrepreneurs

Sur un tout autre créneau, sachez que les jeunes entrepreneurs de moins de 30 ans à la recherche de soutien pour lancer leur entreprise peuvent tirer parti d’une multitude de concours conçus spécifiquement pour eux. Ces initiatives offrent non seulement un financement précieux, mais aussi une visibilité et un accompagnement sur mesure pour les projets les plus innovants.

Parmi ces concours, Agorize se distingue en rassemblant étudiants entrepreneurs et startupers autour de défis stimulants. Graine de Boss, organisé par M6, cible ceux qui souhaitent donner un élan significatif à leur entreprise grâce à l’innovation. Le Prix de la jeune entreprise, ancré dans le salon des « Entreprenariales », célèbre quant à lui l’esprit entrepreneurial des Alpes Maritimes depuis près de deux décennies.

Le Prix Moovjee est ouvert à tous les jeunes entrepreneurs et récompense pour sa part la diversité et l’ambition sans considération de secteur ou de formation. Le concours Petit Poucet et le Prix Pépite, dont nous avons parlé précédemment, soutiennent respectivement les étudiants et jeunes diplômés porteurs d’initiatives entrepreneuriales.

Des initiatives régionales, comme Graine de boîte en Centre-Val de Loire ou Lyon Start Up, enrichissent le paysage des concours en offrant un accompagnement dédié et des récompenses financières non négligeables. En Champagne-Ardenne, le Défi Étudiants Entrepreneurs encourage l’approche professionnelle de l’entrepreneuriat étudiant.

 

Pour conclure, si vous avez moins de 30 ans et que vous projetez à plus ou moins long terme de créer votre entreprise, vous pouvez constater que tout est fait pour vous faciliter la tâche. Entre les aides financières et l’accompagnement dont vous pouvez bénéficier, en tant que jeune entrepreneur, auprès de certaines organisations et autres réseaux dédiés, vous avez de belles chances de développer un projet pérenne. Alors, qu’attendez-vous pour vous lancer dans le grand bain ?

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