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Quels statuts choisir pour un chasseur de tête ?

Quels statuts choisir pour un chasseur de tête ?

Quels statuts choisir pour un chasseur de tête ?

Les entreprises peuvent avoir certaines difficultés à débaucher les profils hyper-spécialisés dont elles ont besoin. Les canaux de recrutement classique (annonce) peuvent ne pas fonctionner surtout quand il s’agit de trouver des profils expérimentés occupant déjà un poste. C’est là que le chasseur de tête intervient !

Mais, débuter en tant que chasseur de tête indépendant nécessite un statut juridique. Dans cet article nous vous orienterons vers le meilleur statut en fonction de la manière dont vous souhaitez exercer votre activité de chasseur de tête.

 

Qu’est ce qu’un chasseur de tête ?

 

Ce dernier (headhunter) est un professionnel des ressources humaines qui, à l’instar d’un commercial ou d’un agent immobilier, va dénicher des profils parfaitement adaptés aux besoins d’entreprises clientes moyennant une commission le plus souvent indexée sur le salaire de la personne recrutée. En connaissant parfaitement l’emploi à pourvoir, en faisant preuve de persuasion, en quérant les éventuelles doléances de la cible, le chasseur de tête a pour mission de convaincre le futur salarié que l’offre est parfaitement adapté à ses besoins.

Il existe plusieurs manière d'exercer l’activité de chasseur de tête :

  • en tant que salarié rattaché au pôle RH ou dans une société spécialisée dans le domaine

  • en portage salarial

  • en indépendant

 

Cet article va s’orienter autour du chasseur de tête qui cherche à exercer son activité en indépendant.

Aujourd’hui, de plus en plus de chasseur de tête se spécialise dans une niche d’emploi particulière: commerciaux IT, développeurs sur des technologies marginales, chef de projet marketing SEO… Ces emplois ont pour point commun d’être de plus en plus demandé alors que le nombre de spécialiste reste relativement marginal du fait notamment du peu de formations proposées. Le chasseur de tête y exerce donc tout son savoir faire et apporte une véritable valeur ajoutée aux services ressources humaines des entreprises clientes.

 

L’entreprise individuelle ou la société pour le chasseur de tête

 

Il s’agit là d’un choix essentiel puisque cela va définir le statut social (et les taux afférents) du chasseur de tête et quelques principes juridiques fondamentaux.

Traditionnellement, nous pouvons distinguer les entreprises individuelles des sociétés. Elles ne répondent pas aux mêmes exigences et ne s’adressent pas au même type d’entreprises.

 

Les entreprises individuelles, le choix des chasseurs de tête indépendant

 

il existe deux types d’entreprise individuelle :

  • l’auto-entreprise ou micro-entreprise

  • l’EIRL

 

L’auto-entreprise ou micro-entreprise est un statut juridique très apprécié des personne exerçant leur activité en indépendant (ou “freelance”). Il est très simple à mettre en place puisqu’il suffit de se connecter au site internet du CFE, de renseigner des champs relatifs à la personne de l’entrepreneur et à l’activité envisagée. De plus, seul un scan de la carte d’identité ou du passeport avec certification par écrit sur l’honneur de la conformité du document est à envoyer. En somme, le temps de création de votre statut auto-entrepreneur de chasseur de tête est extrêmement rapide.

Par ailleurs, les taux de cotisations et la fiscalité de ce type de structure est particulièrement intéressant pour les activités dont les charges d’exploitation sont faibles à l’instar des chasseurs de tête. En effet, en tant que chasseur de tête vous êtes soumis à un taux de cotisation d’environ 23% sur votre chiffre d’affaires. Ensuite, au niveau fiscal, vous êtes en principe sous le régime micro-fiscal avec la possibilité d’opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire de l’impôt sur le revenu :

  • le régime micro fiscal vous fait bénéficier d’un abattement de 34% sur le chiffre d’affaires réalisé par votre entreprise (avec un minimum de 305 euros). Le résultat après abattement entrera dans le calcul de l’impôt sur le revenu.

  • si votre revenu fiscal de référence en n-2 est inférieur à 26 631 euros (le montant varie à la hausse en fonction de la composition du foyer fiscal, couple et/ou enfants à charge), vous pouvez opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire de l’impôt sur le revenu (PFLIR) au taux de 2,2% de votre chiffre d’affaires. Ce prélèvement permet de faire “échapper” à l’impôt sur le revenu le chiffre d’affaires réalisé dans le cadre de la micro entreprise. Inutile de dire qu’il s’agit d’une niche fiscale extraordinairement avantageuse (pour 26 631 euros encaissés, vous payez 585 euros d’impôt !)

Néanmoins, pour continuer à bénéficier du régime de la micro-entreprise, le chiffre d’affaires annuel doit être inférieur 33 200 euros rendant ce statut peu viable à long terme mais idéal pour commencer.

Enfin, l’auto-entreprise n’est pas une société à responsabilité limitée au sens juridique du terme, il n’y a pas de séparation de patrimoine entre le(s) fondateur(s) et l’entreprise : le patrimoine personnel de l’entrepreneur n’est pas protégé (la résidence principale reste néanmoins insaisissable).

 

Succinctement, il est possible de créer une EIRL (entreprise individuel à responsabilité limité), qui permet de protéger le patrimoine de l’entrepreneur au moyen de la création d’un patrimoine d’affectation. Il est par ailleurs possible de cumuler le régime social/fiscal de l’auto-entreprise avec celui de l’EIRL rendant cette forme singulière. Cependant, l’EIRL reste plus compliqué administrativement que l’auto-entreprise et, moins efficace et flexible juridiquement qu’une société. L’EIRL peut constituer une forme juridique viable pour le chasseur de tête indépendant souhaitant rester indépendant sur le long-terme. Néanmoins, pour rester indépendant, il est possible de se tourner vers la SASU ou l’EURL qui sont des sociétés unipersonnelles présentants des avantages singuliers !

 

Les sociétés unipersonnelles

 

On distingue deux types de société unipersonnelle :

  • l’EURL qui est la version à associé unique de la SARL

  • la SASU, la SAS unipersonnelle

 

Pourquoi s’orienter vers des sociétés unipersonnelles que vers des entreprises unipersonnelles ?

 

Les sociétés unipersonnelles offrent des perspectives de flexibilité, elles s’adaptent très bien en fonction de l’évolution de votre activité. Vous pourrez dans un premier temps, débuter votre activité sans vous payer de salaire, puis par la suite recruter et enfin, si le besoin s’en fait, faire entrer des investisseurs dans le capital, le tout sans avoir à changer de statut juridique. En parallèle, ces sociétés permettent la mise en place, en fonction des situations, de méthodes d’optimisation fiscale et sociale.

 

De plus, ce statut offre une protection juridique indéniable, du fait de la séparation du patrimoine et de la responsabilité limitée de l’associé/actionnaire. Ainsi, en cas de dette de la société, le chasseur de tête ne pourra être poursuivi sur ses bien personnels.

 

L’EURL et la SASU se distinguent par le statut social du dirigeant :

  • dans l’EURL, le dirigeant est TNS (travailleur non salarié), son taux de cotisation est d’environ 45% sur sa rémunération et les dividendes qu’il perçoit.

  • pour la SASU, le président est assimilé salarié : sa rémunération est soumise à environ 65% de cotisation. Par contre, les dividendes perçus sont seulement soumis aux prélèvements sociaux au taux de 15,5% (17,2% à partir de 2018)

En optant pour la SASU, le chasseur de tête pourra moduler sa rémunération en fonction de ses besoins personnels pour privilégier le versement de dividendes en fin d’année.

 

D’un point de vue fiscal, les bénéfices réalisé par l’EURL sont soumis à l’impôt sur le revenu et viennent s’ajouter aux autres revenus du chasseur de tête. Néanmoins, il peut être tout à fait opportun d’opter pour l’impôt sur les sociétés, si le revenu fiscal de référence du chasseur de tête dépasse les 40 000 euros environ. En effet, le taux réduit de l’IS est de 15% pour les bénéfices inférieurs à 38 120 euros, ces derniers tant qu’ils restent dans le patrimoine de la société ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Vous pouvez donc différer le versement de dividendes, ou préférer réinvestir au moyen de la société pour éviter les frottements fiscaux !

Pour la SASU, elle est en principe soumise à l’IS mais avec possibilité d’opter pour l’IR.

 

Enfin, si vous souhaitez faire équipe avec d’autres chasseurs de tête ou tout simplement faire appel à des investisseurs, la SARL (lien Gérant majoritaire ou minoritaire en tant que SARL

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