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Comment ouvrir un institut de beauté ?

Comment ouvrir un institut de beauté ?

Comment ouvrir un institut de beauté ?

L’institut de beauté est une activité professionnelle consistant à proposer à la clientèle des soins esthétiques autres que médicaux ou paramédicaux, et des modelages esthétiques de confort sans finalité médicale. Cette définition est très large et regroupe donc de nombreuses activités spécialisées telles que les salons de bronzages, d'amincissement, de soin des mains et du visage. De fait, dans cette catégorie large par définition, on recense en France environ 30 000 établissements spécialisés en soin de beauté et d’esthétique.

Outre l’analyse de la viabilité financière de l'activité envisagée, il convient de se pencher sur les obligations à la charge de l'entrepreneur désirant ouvrir son institut de beauté. En effet, il existe des obligations relatives à l’installation et à l’exploitation de l’institut. Nous tâcherons dans cet article de passer au crible les exigences juridiques tenant à la profession !

 

Conditions légales relatives à l’installation

 

Le fait de dispenser des soins de beauté dans une logique étrangère à la médecine est considéré comme une activité artisanale exigeant une inscription au registre des métiers.

L'inscription au registre implique la réalisation préalable d’un stage SPI et l’obtention d’un diplôme d'esthétique. Mais avant tout, il convient de s’orienter vers le statut juridique le plus adapté.

 

La nécessité d’un statut juridique

 

La création d’un institut de beauté implique un investissement substantiel pour acheter le matériel nécessaire à l’activité envisagé (solarium, mobilier d'accueil du public, sauna, hamam…), louer des locaux commerciaux ect...  Communément on estime en moyenne à 70 000 euros les fonds propres nécessaires (qui devront être complété par un prêt) pour envisager sérieusement un démarrage d’activité cohérent. Il ne s’agit pas d’une règle absolue, l’apport va notamment dépendre du prix des loyers, du type d’activité envisagé (nécessité des machines ou non), du nombre de salariés. Ces paramètres devront être pris en compte dans votre business plan et votre prévisionnel.

 

En tout état cause, un investissement sera nécessaire. Dès lors, nous pouvons d’emblée écarter l’auto-entreprise qui ne permet pas d’exercer sereinement une activité nécessitant des investissements. Il convient plutôt de se pencher vers :

  • la SARL

  • l’EURL

  • la SAS

  • la SASU

 

La SARL et la SAS sont des sociétés constituées par plusieurs associés ou actionnaires. En effet, il peut être opportun de s’associer avec d’autres personnes pour réunir les financements nécessaires au démarrage de l’activité.

Si vous disposez à vous seul des fonds nécessaires, vous pouvez vous orienter vers la SASU ou l’EURL qui sont des sociétés à associé/actionnaire unique.

Outre le nombre d’associés, la SARL et la SAS se distinguent par le régime social du dirigeant. En SAS, le président est assimilé salarié, sa rémunération est soumise à environ 65% de cotisation ; par contre, les dividendes perçus sont seulement soumis aux prélèvement sociaux à un taux actuellement (2017) de 15,5%. Dans une SARL, le gérant majoritaire (c’est à dire le gérant détenant plus de 50% du capital social) est TNS (travailleur non salarié), sa rémunération et ses dividendes sont soumis à un taux de cotisations sociales d’environ 45%. Quant au gérant minoritaire, il est assimilé salarié dans les mêmes conditions que le président de SAS.

 

Pour en savoir plus sur le choix des statuts, vous pouvez consulter cet article (Lien “Nos conseils pour le choix de votre forme juridique”  Ci-joint l'article ici.

 

L’obtention obligatoire d’un diplôme

 

Pour ouvrir un salon de beauté, le dirigeant de la société doit être titulaire :

  • d’un CPA, BEP dans le domaine de l’esthétique

  • d’un BP (brevet professionnel) ou d’un BM (brevet de maîtrise dans le domaine de l’esthétique. Le BP est une formation qui peut être suivie après la réalisation du CAP, et le BM après la réalisation du BP. Il s’agit en quelques sortes d’études supérieures professionnelles.

A défaut de diplôme le dirigeant peut justifier d’une expérience professionnelle de 3 ans en tant que dirigeant, travailleur indépendant, ou salarié dans un institut de beauté.

 

A noter que les salariés travaillant sous les ordres du dirigeant ne sont pas tenu d’avoir un diplôme car ils sont considérés comme bénéficiant de l’expertise de leur dirigeant. Néanmoins, si vous souhaitez faire appel à des freelances, du fait de l’absence de lien de subordination, devront au minimum détenir un CP ou un BEP esthétique.

 

Réalisation du stage préparatoire à l’installation

 

Le SPI est une étape obligatoire à toute personne souhaitant exercer une activité artisanale. Il s’agit d’une formation de 30h payante visant à transmettre les bases en gestion d’entreprises et de sensibiliser les artisans aux différentes obligations légales s’imposant aux dirigeants.

Toutefois, le dirigeant sous certaine condition peut faire une demande de dispense s’il justifie :

  • d’un diplôme équivalent à bac+2 contenant un enseignement en gestion et en économie.

  • d’un brevet de maîtrise (BM) délivré par une CMA (chambre des métiers et de l’artisanat)

  • d’un suivi en accompagnement en création et reprise d’entreprise par un organisme agréé

  • de l’exercice pendant 3 ans d’une activité indépendante déclarée

  • avoir été déclaré conjoint collaborateur pendant 3 ans

 

La demande de dispense devra être faite par courrier à la chambre des métiers et de l’artisanat compétente accompagnée d’un justificatif, du motif de la demande et d’un chèque de 25 euros à l’ordre de la CMA.

 

Une fois tous ces prérequis remplis, vous pouvez sereinement envisager l’ouverture de votre institut. Il convient toutefois de respecter certaines règles pour une exploitation légale et pérenne de l’activité.

 

Normes relatives à l’exploitation d’un institut de beauté

 

Nous pouvons distinguer les normes qui sont communes à tous les établissement accueillant du public (ERP), des règles d'hygiène et des normes relatives aux prestations spécifiques de certains instituts de beauté (bronzage, sauna, hammam…)

 

Les obligations des ERP

 

Il conviendra avant l’ouverture du site de solliciter une autorisation préalable.  

Les règles relatives aux établissement accueillant du public se traduise notamment en matière de sécurité des personnes et en accessibilité aux personnes handicapées.

 

Concernant la sécurité des personnes, il s’agit notamment de permettre :

  • l’évacuation rapide et en bon ordre des personnes présentes sur le lieu

  • de pouvoir lutter raisonnablement contre les incendies (extincteurs, alarmes..)

 

En principe, il convient de vérifier avant la signature du bail commercial, si le local répond aux exigences minimum de sécurité. Pour connaître vos obligations précises, nous vous conseillons fortement de vous rapprocher de la mairie ou de la préfecture compétente. Vous pouvez également faire appel à un architecte spécialisé en sécurité.

 

Normes d’hygiène et obligation de transparence tarifaire

 

Des normes d'hygiène sont édictées au niveau des départements, il convient de se procurer le règlement sanitaire auprès de la préfecture du département.

 

Par ailleurs, l’institut de beauté doit afficher à l'extérieur du bâtiment un tarif d’au moins 10 prix sur des prestations couramment pratiquées. A l’intérieur, toutes prestations et prix TTC associés devront être affichés de manière clair et visible.

 

Normes relatives aux prestations spécifiques

 

Pour les activités d’épilation, il convient de noter que seule l'épilation à la pince et/ou la cire est autorisé aux personnes détenant un diplôme d'esthétique. Les autres techniques sont en principe réservées à un médecin.

 

Pour la prothésie ongulaire à savoir la pose de faux ongles, cette activité ne nécessite pas de formation spécifique dès lors qu’elle n’est pas assortie d’une prestation de manucure.

 

En matière de maquillage permanent (tatouage), il est indispensable de détenir un diplôme de tatoueur et de respecter certaines règles d'hygiènes supplémentaires spécifiques.

 

Enfin, si vous souhaitez proposer des prestations de bronzage, un certains nombres de règles spécifiques sont à respecter tant au niveau de la formation qu’au niveau des règles de sécurité (mise à disposition de lunette, interdiction aux mineurs de 18 ans, avertissement sanitaire…). Notamment, les appareils de bronzage devront faire l’objet d’une déclaration adressée à la DDCSPP.

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