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Esthéticienne à domicile : tout savoir en 3 minutes

Esthéticienne à domicile : tout savoir en 3 minutes

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Esthéticienne à domicile : tout savoir en 3 minutes

Lancer son activité d’esthéticienne à domicile (code APE 96.02B – soins de beauté) est un rêve pour de nombreuses esthéticiennes désireuses d’autonomie et d’exercer une activité indépendante pour leur propre compte.

Choisir ses clients, ses horaires de travail et son organisation personnelle comme professionnelle… une liberté très précieuse qui pousse chaque année de nombreuses esthéticiennes à se lancer dans le cadre d’une activité à domicile. Sans doute également pour éviter la très onéreuse location ou l’achat d’un local professionnel pour recevoir la clientèle. Rendre visite à ses clients permet souvent également de développer une relation privilégiée qui est toujours appréciée des clients comme des esthéticiennes.

Pourtant, devenir travailleur indépendant en tant qu’esthéticienne à domicile ne s’improvise pas et nécessite des compétences juridiques relativement techniques. Du choix du régime juridique comme cadre de l’activité, à la procédure d’immatriculation, à la préparation du projet et aux bonnes pratiques à l’occasion du démarrage de l’activité, nous vous proposons de faire le tour en 3 minutes de tout ce qu’il vous faut savoir avant de vous lancer.

 

La carte d’artisan ambulant : une obligation ?

L’activité d’esthéticienne à domicile est une activité à caractère purement artisanal, à moins qu’elle ne soit combinée avec une activité commerciale comme par exemple des séances de  spa à domicile ou encore une activité commerciale de revente de produits d’esthétique à vos clients.

La carte de commerçant ambulant n’est alors obligatoire que dans le cadre d’un exercice au domicile de vos clients lorsque ceux-ci sont situés en dehors de votre ville de résidence. L’activité étant alors considérée comme ambulante. La demande s’effectue auprès de la chambre de commerce et d’industrie du département de résidence.

En cas contraire, une carte d’artisan ambulant devra être souscrite auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA). Comptez un bon mois pour l’obtention du précieux sésame qui pourra vous être demandé en cas de contrôle, et qui doit être renouvelé tous les 4 ans.

 

Les diplômes obligatoires pour exercer l’activité

Devenir esthéticienne ne s’improvise pas, et nécessite d’avoir suivi et validé une formation spécifique reconnue. Ainsi, il est nécessaire d’être titulaire de l’un des diplômes suivants :

  • BEP esthéticien
  • CAP esthéticien
  • Diplôme d’esthéticien homologué par le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)

L’autre possibilité permettant de justifier d’une compétence spécifique est d’avoir travaillé au sein d’une entreprise ou dirigé une entreprise du secteur durant plus de 3 ans.

En l’absence de l’un de ces diplômes ou de l’expérience minimale il est donc impossible de démarrer une activité d’esthéticienne indépendante à domicile. A moins naturellement d’être accompagné en permanence en tant que dirigeant de la société par un salarié répondant à ces impératifs de qualification professionnelle.

 

La fin de l’obligation de SPI avec la loi PACTE

La loi PACTE votée en 2019 a mis fin à l’obligation qui pesait au préalable sur les esthéticiennes à domicile de réaliser un SPI, stage de préparation à l’installation. Ce stage visait pour toute profession artisanale à se former auprès de la chambre des métiers sur les bases fiscales, juridiques et comptables permettant de créer et gérer efficacement une entreprise. Seuls quelques rares cas de dispense à ce stage payant étaient admis, comme notamment le bénéfice d’une formation à la gestion d’entreprise.

Mais si cette obligation n’est plus, la difficulté d’une création d’entreprise et de sa gestion efficiente dans la durée nécessite toujours autant de disposer de certaines compétences. Nous vous recommandons donc fortement de bien vous entourer de spécialistes juristes ou comptables afin de vous conseiller et vous accompagner à toutes les étapes de votre projet pour bien démarrer votre activité d’esthéticienne à domicile.

 

Choisir son statut juridique

Comme pour toute activité commerciale ou artisanale, il est obligatoire de donner un cadre juridique à l’activité en choisissant et créant un régime juridique sous la forme d’une société.

De nombreux statuts s’offrent aux esthéticiennes à domicile : micro-entreprise, SAS, SASU, SARL, EURL, entreprise individuelle… Difficile d’y voir clair. Et pourtant, l’importance est capitale pour la réussite du projet.

Afin de bien choisir, il est primordial de considérer les caractéristiques principales de chaque régime et de se poser les questions relatives :

  • À la responsabilité de l’associé unique ou des associés : responsabilité limitée au montant des apports ou non ?
  • Au nombre d’associés : souhaitez-vous démarrer seule votre activité d’esthéticienne à domicile ?
  • Au capital social : quel apport souhaitez-vous pour démarrer votre activité ? Certaines sociétés imposent un capital minimal ou ne permettent par exemple pas un capital variable
  • Au régime social du dirigeant : Régime général de la sécurité sociale (assimilé salarié), ou régime des indépendants ?
  • Evolution prévue et développement de l’activité : certains statuts tels que la micro-entreprise (ex auto-entreprise) imposent des limites en chiffre d’affaire et ne permettent donc pas de développer l’activité. D’autres régimes prévoient des bascules simples en cas d’intégration de nouveaux associés par exemple afin d’éviter une modification des statuts (par exemple une SASU transformée en SAS).

 

La micro-entreprise, choix le plus courant

S’il est souvent retenu parce que connu et particulièrement flexible, la micro-entreprise n’est pourtant pas automatiquement le choix le plus intéressant. D’où l’intérêt de bien comparer et prendre le temps de choisir son régime, avec l’aide d’un professionnel.

La micro-entreprise offre donc principalement une souplesse à toute épreuve, notamment au regard des formalités de constitution plus qu’allégées et entièrement dématérialisées : il est possible de créer une micro-entreprise en quelques clics et quelques minutes.

Les obligations comptables sont elles aussi fortement réduites afin de permettre au micro-entrepreneur de dégager un maximum de temps pour son activité.

Tout est donc pensé et adapté pour une activité de petite taille, mais ce régime s’avère parfaitement inadapté pour un développement de l’activité donc du chiffre d’affaires. En effet, le chiffre d’affaire annuel du micro-entrepreneur ne peut dépasser 70 000€ pour les soins esthétiques, ou 170 000€ en cas d’activité commerciale. Un montant qui peut paraître important, mais qui s’avère pourtant en pratique fréquemment problématique.

Sans compter les autres inconvénients de la micro-entreprise : pas de séparation du patrimoine personnel vis-à-vis du patrimoine professionnel, et donc responsabilité illimitée du micro-entrepreneur en cas de difficultés financières professionnelles. Enfin, les charges de transport ou de produits esthétiques ne sont pas déductibles du chiffre d’affaires imposé, contrairement à d’autres régimes juridiques.

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