Lancer sa marque de vêtement : nos conseils et astuces

Vous êtes à l’affût des nouvelles tendances et souhaitez en faire votre métier en lançant votre propre marque de vêtements ? C’est possible ! Agence Juridique vous en dit plus dans cet article fait pour vous !
Sommaire

Le domaine de la mode est un marché en constante évolution qui offre l’opportunité de véritables réussites commerciales et industrielles à toutes les échelles. Il n’est en effet pas rare de voire un styliste novice lancer sa marque avant de terminer à la tête d’un groupe de plusieurs dizaines de salariés, fort d’un succès conséquent sur le marché.

Pourtant si le succès peut être au rendez-vous, il ne suffit pas de lancer sa marque avec un concept ou une ligne stylistique un peu différente pour réussir dans le domaine. Lancer sa marque de vêtement ne s’improvise pas et nécessite de suivre plusieurs étapes incontournables, notamment dans un secteur aussi concurrentiel et en mutation constante. Toutefois, quelques règles simples permettent de maximiser les chances de réussite du projet.

Agence Juridique vous livre les 8 règles clés pour réussir le lancement de votre propre marque de vêtement.

Règle n°1 : Bien connaître le marché, pour mieux s’adapter

Le marché du prêt à porter semble rebondit fortement depuis 2015 et la crise économique, notamment grâce au boom du e-commerce et le développement des réseaux franchises au détriment des détaillants indépendants. Des commerçants multimarques indépendants qui restent néanmoins majoritaires sur l’ensemble du marché.

Le secteur de la mode est un marché ultra concurrentiel et très dépendant de la saisonnalité. Par ailleurs, il a dû s’adapter aux nouvelles habitudes des consommateurs, habitués à bénéficier de remises tout au long de l’année au détriment des périodes de solde qui perdent en durée et en importance sur le volume d’activité annuel. Enfin, il est important de bien avoir en tête que les marques qui se développent réellement sont celles qui sont en mesure de proposer leur gamme à la vente en ligne. Il est indispensable aujourd’hui de bénéficier d’une visibilité sur le net, et permettre à la clientèle non seulement de se renseigner sur la gamme proposée en boutique, mais également et peut-être surtout, de finaliser son choix d’article en commandant en ligne. Tenez donc bien compte de ces caractéristiques au moment de penser à votre concept et vos méthodes marketing, ou encore au moment de rédiger votre business plan ainsi que votre plan financier.

Règle numéro 2 : Penser votre marque

Créer une marque n’est pas simplement créer un nom et un logo. Bien plus important encore est le fait de préparer et proposer à la clientèle un véritable concept original et différenciant pour vous démarquer de la concurrence mais également construire une identité claire aux yeux du marché.

Cette phase préparatoire indispensable à la réussite de votre projet passe notamment par l’étape incontournable de l’étude de marché mais également par la détermination du segment précis dans lequel vous souhaitez vous spécialiser. Ne cherchez pas à construire une marque généraliste mais bien à vous spécialiser sur une gamme précise, donc à vous adresser à une clientèle précise (maman, jeunes, sportifs…). Mieux vaut commencer « petit » et étoffer son offre, que viser large et engranger des coûts de production importants qui fragiliseront vos marges donc la viabilité de votre marque, nécessitant une réduction d’activité ultérieure.

Pensez à l’univers de votre marque, son état d’esprit et l’identité qu’elle dégagera auprès du grand public. Cette étape permet d’améliorer fortement l’intérêt que suscitera votre marque aux yeux du marché. Une bonne pratique vous conseille également systématiquement de tester auprès d’un panel de consommateurs votre ligne lors du démarrage de l’activité avant son lancement commercial. Cela vous permettra de déterminer avec précision et à moindre coût (faible échelle) les tops et les flops de votre gamme, avant toute commercialisation à grande échelle.

Bon à savoir : vérifiez que le nom de marque soit disponible et non encore déposé donc protégé.

Règle n°3: Affiner le fonctionnement de votre marque et trouver le bon fournisseur

Une fois les grandes lignes du projet établies, il ne vous reste plus qu’à travailler le fonctionnement de celui-ci. Il vous faut ici penser à tout : fournisseurs, sous-traitants, partenaires, investisseurs, espaces de travail et de stockage, commercialisation, lan marketing…

Le plus important poste de dépense au lancement de l’activité est généralement l’achat des matières premières et la sous-traitance pour la mise en production. Il est ici généralement question d’une négociation ardue et longue. Pensez à négocier des volumes, faites jouer la concurrence et n’hésitez pas à vous déplacer directement auprès des différents fournisseurs ou sous-traitants potantiels, généralement situés à l’étranger.

Prenez le temps de chercher des partenaires et des sous-traitants de confiance et de qualité, car vous appuyez une grande partie du succès commercial et de la fidélisation de vos clients sur leur travail et sur la matière première. Ne cherchez pas uniquement un prix, mais également la fiabilité, la qualité et le respect des délais. Assurez-vous que vous pouvez leur faire confiance et leur confier la production, y compris au regard de leurs délais de production et d’acheminement. Vous ne pouvez courir le risque d’une rupture de stock parce qu’un fournisseur « low cost » n’est pas en mesure de livrer durant plusieurs semaines !

Pour votre recherche, vous pouvez orienter les démarches vers les pays spécialisés dans la sous-traitance textile (typiquement : Asie du Sud-Est, pays du Maghreb). L’organisme Business France dispose également de listes qui vous permettront d’entamer les premières prises de contact rapidement. N’hésitez pas également à réaliser des recherches tout simplement en ligne ou sur les plateformes spécialisées.

Règle n°4 : Choisir le statut juridique le plus adapté

La réussite de votre lancement dépend également de vos choix juridiques. En effet, comme pour toute activité économique, vous aurez l’obligation de sélectionner le régime juridique le plus adapté à votre projet et sa situation.

De la SASU à la SA en passant par la SAS, la SARL ou la micro-entreprise, vous aurez le choix entre de très nombreux statuts disposant chacun d’avantages et d’inconvénients propres. La micro-entreprise par exemple ne vous permet pas de bénéficier d’une personnalité morale et juridique distincte et limite fortement le montant de votre chiffre d’affaire, mais propose dans le même temps n régime fiscal avantageux et une grande souplesse de gestion. Choisissez avec l’aide d’un expert en fonction notamment de vos attentes en matière de nombre d’associés et de leur responsabilité, en fonction du capital social, du régime social du dirigeant… De nombreux critères rentrent en ligne de compte.

Règle n°5 : Préparer son lancement commercial avec attention

Un lancement commercial ne correspond pas simplement à une date cochée dans un agenda et inscrite sur votre enseigne. Il nécessite d’avoir travaillé un plan marketing détaillé en amont, d’avoir préparé notamment des shootings photo avec l’aide de professionnels du secteur et monté des visuels attractifs de vos produits, d’avoir préparé une communication préalable (tractage, démarchage, PLV, brochures, site internet travaillé…).

Pensez éventuellement à organiser un événement à l’occasion du lancement de votre marque, incluant une bonne visibilité, une animation, une offre spéciale… Il s’agit pour vous de créer le buzz, et réaliser le meilleur teasing afin de susciter le plus tôt possible la curiosité auprès de votre clientèle potentielle.

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