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Comment ouvrir un salon de coiffure ?

Comment ouvrir un salon de coiffure ?

Comment ouvrir un salon de coiffure ?

Ouvrir un salon de coiffure est le projet de carrière de nombreux coiffeurs salariés. Gagner en indépendance, travailler pour son propre affaire, autant de raison qui pousse le coiffeur de formation à ouvrir son propre salon de coiffure. Néanmoins, la nature de l’activité exige certains prérequis à l’installation tant au niveau des conditions relatives à l’exercice de la profession qu’au niveau de la réglementation.

 

Pré-requis à l’ouverture d’un salon de coiffure

 

L’ouverture d’un salon de coiffure exige l’obtention d’un diplôme et requiert, en tant qu'activité artisanale, la réalisation du stage préalable à l’installation (SPI).

 

Condition tenant au diplôme

 

Afin d’assurer aux consommateurs une prestation de qualité, la coiffure est une activité artisanale réglementée dont la pratique est conditionnée par l’obtention d’un diplôme de coiffure. Trois diplômes sont envisageables :

  • brevet professionnel de coiffure. Ce diplôme allie à la foi connaissance pratique du métier et compétence en gestion d’un salon. Il s’agit d’une formation réalisable en 1 an ou 2 ans dans le cadre d’un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Pour intégrer ce BP, il faut être titulaire au préalable d’un CAP coiffure.

  • brevet de maîtrise coiffure. Le brevet de maîtrise atteste de la haute qualification professionnelle et de la compétence de son titulaire en tant que gestionnaire du fonds artisanal. Titre de niveau 3 (bac+2), le BM coiffure se réalise en 2 ans après l’obtention d’un BP coiffure (brevet professionnel)

  • diplôme certifié par le RNCP (répertoire national de certification professionnelle) de niveau égal ou supérieur au BP (brevet professionnel)

 

Il convient de noter que le dirigeant de la société de coiffure n’est pas obligatoirement tenu d’avoir l’un de ces diplômes. Le cas échéant, il pourra engager un ou plusieurs employés titulaires de l’un de ces diplômes.

De plus, les diplômes susmentionnés ne sont pas obligatoires pour les coiffeurs pour homme exerçant à titre accessoire (en complément d’une activité principale) dans les communes de moins de 2 000 habitants.

 

La réalisation du stage préalable à l’installation

 

Le SPI (stage préalable à l’installation) est un stage obligatoire pour tous les artisans (préalablement à l’inscription au répertoire des métiers) d’une durée de 30 heures dont l’objet est la transmission des bases indispensables à la gestion d’une entreprise (sensibilisation aux obligations légales, gestion d’entreprise…).

Souvent réalisé à contre coeur par les artisans, ce stage est obligatoire et payant pour tous les coiffeurs désirant ouvrir leur salon de coiffure.

Néanmoins, le coiffeur entrepreneur peut faire une demande de dispense s’il justifie :

  • d’un diplôme de niveau bac+2 (niveau 3) comportant un enseignement en économie et de gestion d’entreprise. Ainsi, le BM (brevet de maîtrise) constitue un diplôme de niveau bac+2 comportant un enseignement en économie et en gestion. Son obtention dispense le coiffeur entrepreneur du stage SPI.

  • d’un accompagnement à la création d’entreprise d’une durée minimum de 30 heures par une entité habilitée à l’accompagnement

  • d’une immatriculation depuis plus de 3 ans au répertoire des métiers ou au RCS (registre du commerce et des sociétés)

  • avoir cotisé pendant plus de 3 ans à une caisse de retraite de cadre

  • avoir exercé une activité indépendante pendant plus de 3 ans

  • avoir été déclaré comme conjoint collaborateur pendant plus de 3 ans

 

La demande de dispense doit être adressée à la CMA (chambre des métiers et de l’artisanat) compétente avec les pièces justifiants l’une des conditions précitées assorties des coordonnées complètes du demandeur, du motif de la dispense et d’un chèque de 25 euros à l'ordre de la CMA.

 

Choisir une forme juridique adaptée

 

Le choix de la forme juridique va essentiellement dépendre de l’ambition que vous mettez dans votre futur activitée.

Si vous souhaitez louer un local au moyen d’un bail commercial, recruter des salariés, il apparaît indispensable de s’orienter vers une :

  • SAS (Société par actions simplifiées) ci-joint l'article si vous souhaitez vous documenter davantage. ici

  • SASU (Société par actions simplifiées unipersonnelle) qui est une SAS à actionnaire unique

  • SARL (Société à responsabilité limitée) les démarches liées à la création d'une SARL

  • ou une EURL (Entreprise unipersonnel à responsabilité limitée) qui est la forme à un associé de la SARL

D’une manière générale, nous vous déconseillons fortement l’auto-entreprise à part si vous souhaitez effectuer des prestations en indépendant à domicile (il ne s’agira donc pas d’ouvrir un salon de coiffure !).

 

En outre, agence-juridique.com, grâce à son algorithme de génération de statut de société, pourra procéder à votre immatriculation en un temps record

 

Trouver un local pour votre salon de coiffure

 

Une fois votre société de coiffure créée ou pendant sa création, il convient de souscrire un bail commercial pour exercer votre activité de coiffeur. A l’instar d’un bail d’habitation, le bail commercial est un régime différent permettant de louer un local dans le but d’y exploiter une activité commerciale, industrielle ou artisanale.

Le statut des baux commerciaux est extrêmement protecteur pour le locataire, en ce sens que ce dernier constitue d’une clientèle dont le changement de local impliquerait sa perte en grande partie. Dès lors, lorsque le propriétaire du local souhaite récupérer son bien, il doit s’acquitter d’une indemnité d'éviction permettant de compenser la perte de clientèle du loueur. Ce dernier est donc en principe parfaitement protégé.

 

Dans la pratique, en fonction des villes dans lesquelles vous souhaitez exercer, trouver un bail commercial peut s’avérer plus ou moins compliqué et coûteux. Ainsi, il se peut que vous trouviez une offre alléchante alors que votre société n’est pas encore créée.

Dans ces conditions vous pouvez conclure le bail pour le compte de la société en formation soit en annexant le contrat de bail aux statuts signés soit en obtenant un mandat préalable par les autres associés pour contracter le bail au nom de la société en formation. Dans tous les cas, il est primordial de préciser dans le bail que la société est en formation sous peine de nullité du contrat !

 

Réglementation à respecter dans l’exploitation d’un salon de coiffure

 

Une fois votre bail acquis, il coviendra de respecter certaines règles propres à tout établissement recevant du public (ERP). Ainsi votre local devra respecter des normes relatives à la sécurité des personnes et à la lutte contre les incendies (plan d’évacuation, extincteur..). Le non respect des normes ERP peut entraîner une fermeture administrative temporaire ou définitive du local et/ou une sanction pénale (45 000 euros d’amende et peine d’emprisonnement).

En outre, si vous souhaitez diffuser de la musique dans votre salon de coiffure, vous devrez faire une déclaration à la SACEM et payer les droit afférant. Le montant de la redevance dépend du nombre d’employés. En 2016, un salon de coiffure employant 2 salariés devait s’acquitter de 240,71 euros par an.

Enfin, les coiffeurs sont soumis à des règles d'hygiènes spécifiques eu égard à la nature de leur activité. Ainsi, l’utilisation de produits contenant de l’acide thioglycolique (pour un taux de concentration compris entre 8 et 11%) permettant de friser, défriser, onduler les cheveux n’est autorisée que par les titulaires d’un brevet professionnel, de maîtrise ou équivalent.

 

Concernant les ressources humaines, l’activité de la coiffure est soumis à une convention collective spécifique régissant les rapports de travail entre les salons de coiffure et les employés. Les contrats de travail devront s’y conformer.

 

Vous disposez désormais des principales clefs nécessaires au lancement de votre premier salon de coiffure.  Il ne vous reste plus qu’à franchir le pas !

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